Cyclisme – Tour du Sénégal : 5e Etape : Le Belge Rutger Roelandts met fin à l’hégémonie algérienne

Cyclisme – Tour du Sénégal : 5e Etape : Le Belge Rutger Roelandts met fin à l’hégémonie algérienne

Fin de série pour l’Algérie qui restait sur trois victoires d’affilée. La première victoire d’étape non-algérienne de ce Tour du Sénégal est revenue à la Belgique. Meilleur au sprint, Rutger Roelandts a coiffé ses deux adversaires sur la ligne d’arrivée à Joal. Ce succès est loin de remettre en cause la suprématie algérienne. Côté outsiders, beaucoup de piégés et Bécaye Traoré n’arrive toujours pas à remonter au classement. Aujourd’hui les coureurs se reposent à Somone, rendez-vous demain pour l’étape Somone-Ngaparou via le plateau de Diass.

C’est une image qu’on n’a pas l’habitude de voir depuis le début du Tour du Sénégal, les coureurs algériens ne sont pas arrivés en tête sur la ligne d’arrivée. Pour la première fois, ils ont été éclipsés par un maillot orné de blanc, de noir et de bleu au terme des 92,9 kilomètres du parcours reliant Mbour à Joal via Thiadiaye. Le Belge, Rutger Roelandts, de l’équipe Avia Wcup Cycling Team a interrompu la série de victoire de l’équipe algérienne, sans pour autant remettre en cause leur suprématie sur le classement général. C’est au sprint qu’il a réalisé son petit exploit en devançant Abderrahmane Mansouri, meil­leur jeune, déjà troisième à Thiès et vainqueur samedi et Mohamed Bounzidi. Il s’impose au terme d’une étape courte (92 km) mais riche en attaque et en animation de la part des adversaires de l’Algérie. «Sur le départ, c’était bordure comme tous les jours, j’étais avec une vingtaine de coureurs. Sur le final, les Algériens étaient les plus forts, avec leur équipe. Quand ils attaquent, je suis et je ne prends pas la tête car je sais que sur un sprint, je suis peut-être le plus rapide. Je ne connaissais pas l’arrivée, c’était un peu compliqué mais je gagne», explique le nouveau porteur du maillot blanc à pois verts du vainqueur d’étape.

Une suprématie contestée, pas menacée
Si la victoire belge vient rappeler que les coureurs algériens, qui sont leaders de tous les classements, ne sont pas imbattables, elle ne remet aucunement en cause l’hégémonie des coureurs de Djamel Tamanite. D’ailleurs, ce dernier ne se formalise pas de ces deuxième et troisième places. «C’est normal, le premier objectif est de garder le maillot jaune, le maillot vert, le maillot blanc», assure-t-il. Le directeur sportif de la Belgique, Herman Beysens, ne cherche pas non plus à nier la réalité : «Les algériens sont trop forts, même gagner une étape c’est très dur donc nous sommes très contents.» Côté classement, pas d’inquiétude pour l’équipe du Maghreb, ils ont même conforté leur domination en trustant les quatre premières places avec : Abdellah Benyoucef, toujours en jaune, Abderrahmane Mehdi Hamza, Adberrahmane Man­souri et Azzedine Lagab. Pointant à la cinquième place à 3’16’’, Aadel Reda d’Al Marakeb Pro Cycling Team est le premier coureur d’une autre formation au classement général.
Paradoxalement, l’équipe belge a réussi sa journée par cette victoire mais elle peut quand même déplorer la déroute de son leader, Guy Smith. Au soir de l’arrivée de Thiès, il était sixième au général, déjà piégé lors de l’étape de Fatick, il avait été sauvé par l’annulation de l’étape. Mais aujourd’hui, il a terminé dans un groupe à plus de cinq minutes du vainqueur. Une contre-performance qui le repousse à la dixième place à 7’28 du maillot jaune. «Comme il a 45 ans, il doit toujours rouler une heure avant que ça marche», confie le manager belge.
Le bal de piégés
Comme chaque jour, l’Algérie a créé une bordure en début de course pour faire un premier écrémage. Une stratégie qui s’est avérée payante puisque plusieurs des membres du top 10 se sont retrouvés piégés. En plus de Guy Smith, c’est Dominik Roels, de l’équipe Embrace The World, qui a été victime de cette accélération. L’homme, qui défiait la suprématie algérienne depuis plusieurs jours, lâche 5 minutes et 41 secondes en se classant 32e de l’étape. Un coup dur qui n’est pas à imputer à un manque de forme : le coureur allemand s’était arrêté pour des besoins naturels lorsque la formation de Djamel Tamanite s’est mise en marche. Pas une catastrophe, selon le coureur, car il sera ainsi moins surveillé pour jouer la victoire d’étape lors des deux jours restants.
Pour l’Equipe nationale du Sénégal, la journée avait plutôt bien commencé, le leader, Becaye Traoré, dixième au général au départ, avait accroché le bon wagon. Pourtant à mi-course, il s’est retrouvé dans un groupe d’attardés en compagnie de Florian Obersteiner, septième du classement ce soir, ainsi que de quatre autres coureurs. Au final, il perd encore presque deux minutes sur les meilleurs et continue son recul au classement général. A l’arrivée à Joal, il pointait à la treizième place du général.

Source: Le Quotidien

Par: Baptiste MADINIER

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