Crise à l’APN : Bouhadja pose ses conditions avant de démissionner

Crise à l’APN : Bouhadja pose ses conditions avant de démissionner

 Le président de l’APN poursuit sa contre-offensive, en multipliant les déclarations à la presse, à un moment où ses adversaires attendent de lui qu’il lâche prise, après avoir épuisé tous les moyens pour le déboulonner.

Dans un entretien accordé au quotidien Echorouk, paru samedi, Saïd Bouhadja s’en prend ouvertement au ministre des Relations avec le Parlement, Mahjoub Bedda, en l’accusant d’être le principal instigateur de cette fronde contre lui. Bouhadja souligne que tout a commencé lorsque le ministre avait voulu intercéder au profit d’un administrateur que Bouhadja venait d’écarter. Le président de l’APN accuse également ce ministre d’avoir essayé de le menacer, en venant lui annoncer qu’il était porteur d’une décision de limogeage de la présidence de la République.

Saïd Bouhadja a aussi révélé qu’il avait passé un accord avec les chefs de groupes parlementaires qu’il avait reçus, selon lequel ces derniers retireraient leurs accusations contenues dans la motion qu’ils avaient signée en contrepartie de quoi il consentirait à démissionner. Mais il a changé d’avis lorsqu’il a vu que ses détracteurs n’ont pas tenu à leur parole, en accusant le chef du groupe parlementaire du FLN d’avoir repris, dans une déclaration à la presse, tous les griefs retenus contre lui dont la mauvaise gestion et le népotisme.

Se montrant intraitable, Saïd Bouhadja affirme qu’il ne démissionnera que dans un cadre légal, et qu’il ne permettra pas à une «cellule partisane» de décider du destin d’une institution de l’Etat. S’adressant à ses adversaires, il lancera : «A ceux qui veulent me faire peur, je dis qu’un moudjahid n’a jamais peur et ne cède pas aux pressions.» Et d’enchaîner : «Je ne m’inclinerai que devant la partie qui m’a désigné !» allusion au président de la République. Pour l’instant, il ne croit pas à l’hypothèse selon laquelle les pressions qui s’exercent sur lui à l’APN sont inspirées par les hautes autorités, parce que, dit-il, «ce n’est pas leur méthode».

Enfin, le président de l’APN se dit prêt à reprendre langue avec ses détracteurs et à démissionner s’ils décident de retirer leurs accusations et d’abandonner leur méthode.

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