CRB : Un club dans une impasse

CRB : Un club dans une impasse

Que se passe-t-il dans la maison du Chabab Riadhi de Belouizdad (CRB) ? A quand le dénouement ? Qui prendra les commandes après la fin du mandat de Réda Malek ? Pourquoi l’investisseur Hadj Mohamed n’a encore pas pris les commandes ? Où se situe vraiment le blocage ?

Se sont, là, les questions que se posent, depuis plusieurs jours, les supporters du club mythique de Belouizdad, eux qui craignent les répercussions négatives de cette situation sur le rendement de l’équipe lors de la deuxième phase de la saison, surtout qu’elle se trouve toujours pas loin de la zone des relégables.

Pour revenir un peu en arrière, il faut savoir que le mandat de Réda Malek, en tant que président du Conseil d’administration de la SSPA (Société sportive par actions) a pris fin le 11 décembre 2016. Bien avant cela, soit le 24 octobre, ce dernier avait décidé de se retirer, arguant cela par le fait de ne plus pouvoir gérer le club. Ce jour là, une cellule de crise avait été mise en place, dirigée par Karim Chettouf, pour gérer, bénévolement sans aucun papier, les affaires courantes du club jusqu’à la fin du mandat de Malek.

La date du 11 décembre arrive, le Conseil d’administration se réunit, sans pour autant parvenir à désigner un successeur à Malek, en raison, surtout, des dettes que ce dernier a laissées derrière lui, que nul ne semblait prêt à les assumer.

Et la cellule de crise a décidé, malgré sa fin de mission, de continuer à gérer le club lors des deux rencontres restantes, face à la JSK en championnat et face au MCS en Coupe d’Algérie.

Entre temps, un « investisseur » algérien établi à Dubaï, répondant au nom de Hadj Mohamed Hammou, apparait, indiquant qu’il est prêt à prendre en charge son « club du cœur » en acceptant de prendre le passif et l’actif. Seulement, le gars voulait se débarrasser de la majorité des actionnaires actuels de la SSPA, sous prétexte que ces derniers, et depuis la création de cette société en 2010, n’ont pratiquement rien apporté. Mais la situation n’a pas avancé, étant donné que Malek ne lui avait pas remis les bilans financiers pour avoir une idée sur la situation financière du club.

Après quelques réunions avec les actionnaires, et la réception desdits bilans, Hadj Mohamed décide de racheter 23% des actions de la SSPA. Au départ, Malek a refusé de céder les siennes, avant de revenir sur sa décision. Ainsi, Hadj Mohamed devait avoir 23% (7 des 8% détenus par Réda Malek, 3 des 4% détenus par Gana, ainsi que la totalité des actions de Zoubir Boudoua, Hamza Boudoumi, Djilali Tarek et Djilali Abdeslam).

Dans le cas échéant, la répartition des actions devait être comme suit : 75% pour le CSA (club  sportif amateur),  23% pour Hadj Mohamed, 1% pour Azzedine Gana et 1% pour Réda Malek. Mais là, le problème se pose avec la loi en vigueur, qui stipule que la SSPA doit avoir 7 actionnaires au minimum. Hadj Mohamed décida, alors, de ramener, de lui-même, les 3 personnes qu’il faudra ajouter. Et c’est là où s’est posé le problème.

Hadj Mohamed a choisi, parmi ces (ses) actionnaires, Karim Chettouf ainsi que Mehdi Rabhi, qui, faut-il le rappeler, faisaient partie de la cellule de crise, qui a géré dernièrement les affaires courantes du club, après le retrait de Réda Malek. Seulement le choix de Chettouf et Rabhi n’a pas été accepté par les autres actionnaires, puisque chacun voulait imposer les siens.

Mokhtar Kalem, président du CSA dont le mandat est bel et bien terminé, a voulu placer Mourad Arroudj. Mahfoud Kerbadj, actuel président de la LFP, a voulu installer Mokdad, l’avocat Rachid Tarrafi, ainsi que Mohamed Belaid. Pour sa part, Réda Malek a insisté pour installer, comme actionnaires, Mohamed Berrezig, l’actuel DAG (directeur de l’administration générale), Djilali Selmi avec, en outre, le maintien de Hamza Boudoumi comme actionnaires.

Mais Hadj Mohamed a refusé catégoriquement ces propositions, insistant sur son premier choix. Il est allé même jusqu’à menacer de quitter et ne rien prendre dans le cas où les autres actionnaires refusent ses choix. Sentant qu’on veut lui mettre les battons dans les roues, il a décidé, jeudi, de quitter l’Algérie refusant, donc, de répondre à tous les appels.

Réda Malek, étant en France, a laissé une procuration au DAG, Mohamed Berrezig, avec, dit-on, comme instruction de ne signer aucune cessation aux membres de la cellule de crise (Chettouf, Rabhi, Ben Aoussar, Boucetta…).

Entre temps, et en recevant les informations au fur et à mesure, les supporters du Chabab, dans leurs fiefs, ont décidé d’investir la rue, pour dénoncer les « agissements de ceux qui ne veulent pas du bien au club ».

Et ce n’est que quelques minutes plus tard, qu’ils apprennent que Mahfoud Kerbadj est allé de lui-même à l’aéroport afin de convaincre Hadj Mohamed de ne pas quitter le pays, lui promettant de faire tout ce qui est en son possible pour que les choses rentrent dans l’ordre.

Dans la soirée, Hadj Mohamed apparait dans le quartier de Belouizdad, et a eu une longue discussion avec des supporters. Il a été clair en indiquant qu’il est porteur d’un projet ambitieux, mais que certaines personnes, sans citer leurs noms, essayent de lui mettre des battons dans les roues. Il a fait savoir qu’il attendra jusqu’à lundi pour voir plus clair.

Ce vendredi matin, Kalem s’exprimait sur les ondes de la chaîne I de la Radio nationale, pour dire que Hadj Mohamed leur a fait faux bond, « plongeant les dirigeants dans le flou », ce que ce dernier a démenti, le jour même et sur les mêmes ondes, insistant pour dire que l’on est entrain de le bloquer et le pousser vers le départ.

Ainsi, tout est à l’arrêt jusqu’à lundi, ce qui ne fait pas du tout les affaires du club, qui se trouve, désormais, face à un avenir sombre.

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