Corruption, incompétence et vagabondage des dirigeants : Les maladies incurables du football algérien 

Corruption, incompétence et vagabondage des dirigeants : Les maladies incurables du football algérien 

L’on s’aperçoit, d’année en année, que la mal du football algérien est plus profond. Des mesures strictes s’imposent, de par les avis unanimes, mais la question reste toujours de savoir qui doit prendre ces mesures.

Au moment où le professionnalisme du football algérien était lancé, plusieurs étaient ceux qui affirmaient que ce pas est voué à l’échec. Déjà, cela est venu subitement, et sur injonction de la toute puissante Fifa, alors que ce qui se trouve dans le cahier des charges ne peut être appliqué qu’au bout de 5 à 6 années, ou encore plus.

Autrement dit, seule chose à avoir changé c’est le passage des clubs du statut (et seulement le statut) d’amateur à celui de professionnel en créant les SSPA (sociétés sportives par actions). Même là, cela a été fait avec une formule classique, soit avec un capital social de 100 millions de centimes. Ainsi donc, on peut dire «qu’on n’est pas sorti de l’auberge».

En plus, se sont les mêmes têtes, ou presque, qui sont restées aux commandes des clubs. Ainsi, l’on ne peut que dire que toute une gymnastique a été faite pour revenir, en fin de compte, à la case départ.

Dans sa descente aux enfers, le jeu-à-onze algérien charrie des odeurs nauséabondes indiquant un mal encore plus dévastateur qui, en plus de sa faiblesse et de la violence qui l’ébranle, est en train de le ronger de l’intérieur. La corruption de tout genre devient, en ces temps, une pratique «normale», pour reprendre l’expression communément utilisée. La situation est devenue tellement dégradée que mêmes les supporters s’impliquent, pour demander, voir ordonner, à leurs dirigeants de «combiner» tel ou tel match.

Tout le monde y participe, donc, et c’est tout le monde qu’y dénonce, sans pour autant trouver une solution à cette équation à plusieurs inconnus. L’on est tous conscient d’une règle ; «aucune consécration n’est propre ni le fruit d’une saine compétition purement sportive».

De par leur passivité, les responsables de la balle ronde algérienne sont les premiers à se mettre automatiquement sur le banc des accusés, avec cette flagrante absence de courage pour donner un vrai coup dans la fourmilière et fournir l’exemple en frappant très fort et d’une main de fer.

Parler de corruption dans le football algérien nous emmène à se rappeler de plusieurs cas, dont le dernier est celui qui a marqué l’ultime journée du championnat de Ligue 2, et ce qui s’était passé lors des rencontres US Chaoui – JSM Béjaia et CRB Ain Fekroune – AS Khroub.

Après l’éclatement de chaque affaire, l’on pensait que les responsables du football national allaient frapper d’une main de fer,  mais loin s’en faut.

Les affaires se suivent sans pour autant que la FAF ni la LFP élèvent, ne serait-ce que le ton, préférant se cacher derrière l’éternel argument de l’absence de preuves ou bien de la solution toute trouvée de laisser la justice faire son travail.

Ailleurs, rien ne passe inaperçu, et chaque acte est payé cash, et il n’y a qu’à voir ce qui s’est  passé avec le scandale de paris truqués en Italie, appelé «Classicomess», et toutes les têtes qui sont tombées suite à l’éclatement de cette affaire.

Aujourd’hui, force est de constater que les pouvoirs publics algériens sont interpellés à plus d’un titre afin d’intervenir énergiquement dans les affaires du football pour arrêter des massacres à plusieurs niveaux.

Le contrôle des finances publiques est une première action pour amener les clubs à investir dans des créneaux porteurs comme la formation, les outils pédagogiques ou l’infrastructure sportive.

Le contrôle fiscal, l’obligation faite aux clubs à n’utiliser que les chèques bancaires dans leur gestion sont, par ailleurs, des mesures qui limiteraient les cas de magouilles et corruptions. Dans une de ses déclaration,  le président de la FAF disait que son instance était une structure de recours et que c’est à la LFP de suivre de près l’évolution de ce genre d’affaire. Mais jusqu’à l’heure, ni l’un ni l’autre n’a agit comme il se doit pour y mettre un terme.

L’avenir de l’intégrité du football algérien y dépend particulièrement.

 

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