Colloque de Béjaïa: consolider la place de la communication dans la promotion de tamazight

Colloque de Béjaïa: consolider la place de la communication dans la promotion de tamazight
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BEJAIA – La consolidation de la place de la communication dans la promotion de tamazight a été au centre d’un colloque national, ouvert mercredi à l’université de Béjaïa, qui se veut un moment pour faire le point sur les expériences à l’épreuve dans les médias (presse écrite, audio et télévisuelle) et les voies et moyens à entrevoir, dans cette perspective.

Ouverts par le secrétaire général du Haut-Commissariat à l’Amazighité, Si L’Hachemi Assad, les travaux ont mis en évidence l’avancée timide de tamazight dans les médias, considérant que malgré le large éventail des supports, peu accordent de la place à cette langue. « Ceux qui se distinguent en la matière le font par militantisme », a souligné un intervenant, relevant, cependant, « les carences de la formation journalistique en tamazight », qui se traduit, souvent, par un exercice biaisé du métier.

« Beaucoup ne maîtrisent pas souvent la langue autant aux plans lexical, phonétique que syntaxique, ayant versé dans l’écriture un tantinet contraints du fait de leur diplôme en journalisme. D’autres ont de solides formations, notamment les enseignants et les étudiants en tamazight, mais qui restent limités dans leur connaissance des règles du métier », a relevé un intervenant, qui a appelé à la levée de ce dilemme, « en employant dans les médias de vrais journalistes qui maîtrisent parfaitement la langue (tamazight) ».

L’intervenant au cours des travaux du colloque a souligné, à ce titre, « tout l’intérêt de la mise sur pied, dans les cursus de la communication, au moins un module en langue et culture amazighes, ainsi que la création d’un journal public en tamazight qui alliera les deux compétences ».

Dans ce contexte, d’aucuns ont salué l’expérience du fil de l’agence APS en tamazight, autant au plan du respect des règles que de la diffusion de l’information en l’espèce.

Abondant dans ce sens, Si l’Hachemi Assad a mis l’accent, d’une part, sur l’amélioration de la formation des journalistes et, d’autre part, sur l’harmonisation des concepts et les bases sémantico-syntaxique de la langue, qui elle-même, a-t-il soutenu, est tributaire du problème de la généralisation de tamazight.

  1. Assad a estimé, à ce titre, que « la priorité pour l’heure reste le renforcement de la place de tamazight dans les programmes », relevant que les médias, notamment publics s’y consacrent de plus en plus, se félicitant aussi que des journaux privés, aient pris sur eux d’accorder des espaces à la promotion de la langue, notant que cet effort multilatéral est de nature à rattraper les retards, à fortiori, dans ce contexte conjoncturel, marqué par un recours assidu aux T.I.C.( technologies de l’information et de la communication).

Etalé sur deux jours, le colloque entend faire une série de recommandations pratiques de sorte à consolider la place de la langue dans les médias et, par ricochet, contribuer à son épanouissement général.

 

APS

Karim Arhab
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