Climat : le monde suspendu au bon vouloir de Donald Trump

Climat : le monde suspendu au bon vouloir de Donald Trump
La température du globe n'est pas un problème pour Donald Trump. © OLIVIER LASCAR

Pour la première fois dans l’histoire du G7, son unité s’est brisée le 27 mai 2017 à Taormina, en Sicile, sur la question cruciale du climat, face à un Donald Trump plus résolu que jamais à jouer sa partition.

Les dirigeants du G7 ont reconnu samedi 27 mai 2017 à Taormina, en Italie, leur incapacité à trouver un terrain d’entente avec les Etats-Unis sur la lutte contre le réchauffement climatique, et en prendront acte dans leur déclaration finale. Dans un tempo surprenant, le président américain Donald Trump annonçait, au même moment, d’un tweet, qu’il trancherait « la semaine prochaine » sur un éventuel retrait de l’accord de Paris, source du désaccord avec ses partenaires européens (voir plus bas).

« La discussion sur le sujet du climat a été très difficile, pour ne pas dire pas du tout satisfaisante », a affirmé la chancelière allemande Angela Merkel. « Nous avons une situation à six contre un, ce qui signifie qu’il n’y a encore aucun signe quant à savoir si les Etats-Unis resteront ou non dans l’accord de Paris » sur le climat », a-t-elle ajouté. Le climat et le commerce international constituent les deux grands points de divergence entre les Etats-Unis et ses partenaires du G7 (Grande-Bretagne, Allemagne, France, Canada, Italie, Japon), réunis depuis vendredi à Taormina, en Sicile. M. Trump, qui avait averti avant le G7 qu’il ne déterminerait sa position qu’après ce sommet, n’a pas varié dans sa position, malgré les plaidoyers des six autres dirigeants en faveur de l’accord de Paris.

Trump est « pragmatique » selon Macron

L’Elysée se refuse à parler d’« échec », même s’il reconnaît que « ce n’est pas une formulation idéale ». Donald Trump est un homme « pragmatique, et je suis sûr qu’il confirmera son engagement » dans l’accord de Paris, a estimé le président français Emmanuel Macron, plutôt satisfait après des « progrès » à Taormina dans les discussions sur le climat. « Si Donald Trump décide de retirer son pays des accords de Paris sur le climat, cela provoquera une forte réaction de nombreux Etats américains, de villes et d’acteurs économiques qui sont engagés dans le développement des énergies renouvelables », a estimé pour sa part Nicolas Hulot, ministre de la Transition énergétique, dans un entretien au Parisien.

L’accord de Paris, conclu en novembre 2015, vise à contenir la hausse de la température mondiale sous la barre des 2°C par rapport aux niveaux préindustriels. Les Etats-Unis pourraient sortir purement et simplement de cet accord âprement négocié ou rester mais annoncer une révision à la baisse de leur objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. L’administration Trump estime que les niveaux sur lesquelles l’administration de Barack Obama s’est engagée constitueraient un frein à la croissance économique américaine, une analyse qui ne fait pas, loin s’en faut, l’unanimité parmi les économistes.

 

Olivier Lascar

Source : sciencesetavenir.fr

Salima Tamani
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