Bruxelles menace de sanctions les pays n’accueillant pas de réfugiés

Bruxelles menace de sanctions les pays n’accueillant pas de réfugiés
Photo Johanna de Tessieres

La Commission européenne a prévenu jeudi qu’elle « n’hésitera pas » à lancer des procédures d’infraction contre les pays refusant d’accueillir des réfugiés depuis l’Italie et la Grèce, tout en appelant à durcir les mesures nationales contre les migrants irréguliers.

Sur ce deuxième volet, l’exécutif européen a appelé à accélérer les expulsions, avec la « conclusion rapide » d’accords de réadmission avec le Nigeria ou la Tunisie et le placement en rétention des « personnes auxquelles une décision de retour a été signifiée » s’il y a un « risque de fuite ».

« Il en va de notre devoir de pouvoir affirmer clairement, aux migrants, à nos partenaires dans les pays tiers et à nos concitoyens, que si des personnes ont besoin d’aide, nous les aideront, sinon, elles doivent rentrer », a insisté le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans.

Quelque 13.500 demandeurs d’asile ont pour l’heure été « relocalisés » depuis la Grèce et l’Italie (dont environ 9.600 depuis la Grèce), alors que les autre pays européens s’étaient engagés en septembre 2015 à en répartir jusqu’à 160.000 en deux ans.

Ce plan visait à la fois à montrer la solidarité de l’UE avec les migrants fuyant la guerre et à soulager l’immense pression pesant sur Athènes et Rome.

Mais la Hongrie, l’Autriche et la Pologne « refusent toujours de participer au programme », tandis que d’autres (la République tchèque, la Bulgarie, la Croatie et la Slovaquie) « n’y prennent part que dans une mesure très limitée », a déploré la Commission.

Si les Etats membres « n’intensifient pas leurs relocalisations prochainement », la Commission « n’hésitera pas à faire usage des pouvoirs que lui confèrent les traités », a-t-elle indiqué, en référence aux procédures d’infractions prévues dans le droit européen.

Bruxelles a aussi présenté jeudi un « plan d’action » pour renvoyer de manière beaucoup plus systématique les migrants non éligibles au droit d’asile.

La Commission demande notamment aux Etats membres de raccourcir « les délais de recours » contre les décisions de retours, qui ne doivent plus « comporter de date d’expiration ».

Elle a aussi proposé de mettre à disposition des Etats membres 200 millions d’euros en 2017 « pour soutenir des mesures nationales en matière de retour ainsi que des actions européennes conjointes ».

Les négociations d’accords de réadmission avec des pays tiers doivent être accélérées a également demandé l’exécutif européen « à la conclusion rapide » avec le Nigeria, la Tunisie et la Jordanie, et à « nouer un dialogue avec le Maroc et l’Algérie ».

 

AFP

Source: lalibre.be

Sabrina Lallemand
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