Brexit: Theresa May tente de rassurer ses voisins

Brexit: Theresa May tente de rassurer ses voisins
Photo AFP

L’Ecosse, les deux Irlande et le pays de Galles ont peur d’être pénalisés par le Brexit.

Theresa May poursuit son tour du monde du Brexit. Après Washington et Istanbul où elle voulait montrer aux Européens sa capacité à obtenir le soutien diplomatique et commercial de nations majeures, cap sur Cardiff et Dublin. Ce lundi, en effet, la Première ministre britannique voulait empêcher que les nations du Royaume-Uni et son voisin irlandais ne l’handicapent pendant ces mêmes négociations.

Deux questions principales se posent à elle. Tout d’abord, les autorités galloises et écossaises grognent depuis le résultat du référendum. Le Premier ministre gallois Carwyn Jones a admis que les discussions avaient été « utiles ». Mais il veut recevoir l’assurance que les subventions versées chaque année par l’UE seront remplacées par des subventions londoniennes. « Au bout du compte, tout est une question d’emplois, de s’assurer que nous protégeons nos emplois et notre économie », a-t-il expliqué.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon regrette de son côté que ses tentatives de compromis, et notamment son plan de maintien de l’Ecosse dans le marché unique, ne soient pas « écoutées » par Londres. Dans un document publié le 20 décembre, les autorités écossaises indiquent que « l’Ecosse ne serait pas la seule à profiter d’une telle solution. Nous considérons que ce serait un avantage économique pour le Royaume-Uni tout entier d’avoir un de ses territoires toujours dans le marché unique et d’attirer sur cette base des investissements étrangers et locaux. Ce serait aussi au bénéfice de l’UE ». Le rapport rappelle que ce type d’arrangement n’est pas exceptionnel puisque les îles Anglo-Normandes sont dans l’union douanière et dans le marché unique pour les questions de biens et de services sans être membres de l’UE, que le Danemark est dans l’UE mais pas les îles Féroé, etc. Cette solution permettrait de maintenir la liberté de mouvement au sein du Royaume-Uni tout en permettant aux nations qui le désirent de freiner l’entrée de travailleurs.

Soucieuse de calmer Mme Sturgeon, Theresa May a précisé dans le document publié à la fin de la réunion que l’étude de ce plan sera « intensifiée ».

Eviter un nouveau référendum écossais

La Première ministre britannique veut retirer à Nicola Sturgeon tous les arguments pour justifier l’annonce d’un nouveau référendum d’indépendance. Ce pourrait être fait fin mars lors de la conférence de printemps de son parti si elle estime que les intérêts de l’Ecosse ne sont pas respectés. Le second gros souci concerne l’Irlande du Nord. Depuis l’accord de paix entre les deux Irlande, aucune frontière physique ne sépare les deux pays et il n’existe donc pas de contrôle douanier des voyageurs. Afin de maintenir cette situation, les deux voisins tentent donc de trouver un moyen d’obtenir un statut spécial à l’Irlande du Nord. L’intérêt est d’autant plus grand que Dublin et son Premier ministre Enda Kenny veulent s’assurer que l’économie irlandaise ne sera pas trop affectée par le Brexit. Un sondage publié dimanche a révélé que 56 % d’Irlandais estiment que les relations avec leur voisin sont plus importantes que celles avec l’UE. D’où la volonté de 56 % d’entre eux de pouvoir valider par référendum l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’UE.

 

TRISTAN DE BOURBON

Source: lalibre.be

Sabrina Lallemand
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