Brésil: l’ex-président Lula inculpé pour corruption et blanchiment d’argent

Brésil: l’ex-président Lula inculpé pour corruption et blanchiment d’argent
L'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva PHOTO RICARDO MORAES, ARCHIVES REUTERS

La police brésilienne a inculpé vendredi l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva pour corruption passive et blanchiment d’argent dans le cadre d’une enquête liée au scandale de corruption au sein du géant pétrolier d’État Petrobras.

Cette inculpation, qui survient en plein procès en destitution de sa dauphine politique Dilma Rousseff devant le Sénat, doit ensuite être confirmée par le parquet, selon le rapport de police auquel a eu accès l’AFP.

Lula, 70 ans et président de 2003 à 2010, fait l’objet de trois enquêtes au sein du scandale Petrobras. Une affaire qui a coûté plus de deux milliards de dollars à la compagnie phare du pays et a bénéficié à des dizaines d’hommes politiques de divers partis, à des entrepreneurs du BPT et à des directeurs de Petrobras.

La police a inculpé Lula et sa femme, Marisa Leticia Lula, et trois autres personnes, vendredi pour l’achat présumé d’un appartement et d’une maison de campagne de façon illicite, avec la collaboration de l’entreprise OAS impliquée dans le réseau de corruption.

Le couple a «bénéficié d’avantages illicites de la part de l’entreprise de BPT OAS, pour un montant de 2,4 millions de réais» (750 000 dollars au change du jour), selon la police. L’appartement aurait été acheté par OAS et réformé par Lula.

Lula avait déjà été inculpé le 29 juillet pour tentative d’entrave à la justice, dans le cadre de l’enquête sur  Petrobras. C’était la première fois que l’icône de la gauche brésilienne se voyait appelée à répondre devant un tribunal dans le cadre de cette affaire.

Si Lula était condamné, il ne pourrait plus aspirer à se présenter à un troisième mandat en 2018 alors que Dilma Rousseff est au bord de l’abîme.

Les sénateurs brésiliens ont lancé jeudi le procès en destitution de Mme Rousseff, dont la très probable éviction tournerait la page de 13 ans de pouvoir de gauche à la tête de la première économie d’Amérique latine.

 

AFP – RIO DE JANEIRO

lapresse.ca

Lamia Siffaoui
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