« Blue Whale Challenge »: le défi suicidaire qui attire les adolescents fragiles

« Blue Whale Challenge »: le défi suicidaire qui attire les adolescents fragiles
Photo AP

Le challenge « de la baleine bleue » vient de Russie et a pris de l’ampleur via les réseaux sociaux. C’est sur le réseau social russe Vkontakte que le challenge a vu le jour il y a environ deux ans. Ce « jeu » extrême s’inspire d’une légende selon laquelle la baleine serait capable de se suicider en s’échouant volontairement sur la plage.

Les adolescents qui participent au challenge sont volontaires. En effet, s’ils sont intéressés, ils doivent publier différents hashtags en référence au challenge (#baleinebleue, #whalechallenge, …). Si le jeune est repéré par des personnes qui « encadrent » ce challenge, un tuteur, sorte de parrain, lui est attribué. Cette personne devra vérifier les motivations du jeune et lui donner une liste de 50 défis à réaliser.

Les dix premiers défis ne sont pas très compliqués mais la dangerostié augmente au fur et à mesure des étapes. Arrive le moment où l’adolescent doit se scarifier, se frapper, se couper les lèvres, s’asseoir au bord du vide et finalement, le 50e défi consisterait à se tuer (se jeter sous un train, sauter d’un immeuble, se pendre, …)

Une communauté russe

Le journal russe Novaya Gazeta serait le premier média a avoir enquêté sur le sujet pour en connaître les origines. Selon le quotidien, tout a commencé en novembre 2015. Une communauté formée sur le réseau social Vkontakte, nommée « f57 », partageait des images de mutilation. Un jour, la photo d’une jeune fille, Irina Kambaline, est publiée au sein de cette communauté. Quelques heures avant cette publication, l’adolescente s’était jetée sous un train. Bien qu’elle connaissait des problèmes familiaux, la rumeur qu’elle serait la première victime du challenge court très rapidement. D’autres communautés sont alors créées pour entretenir ce mythe de la mort de la jeune fille et de ce challenge.

En Russie, la Novaya Gazeta fait état de 80 suicides de jeunes potentiellement liés au challenge. La police n’a pour l’instant pas relié ces suicides à des « communautés de la mort ». La véritable question que se posent les autorités russes est de savoir qui sont ces tuteurs, ces parrains qui guident les jeunes jusqu’à la 50e et tragique étape du challenge.

Une base fragile

Plusieurs associations de prévention des enfants sur Internet soulignent le fait que ce genre de communauté existe depuis très longtemps et que les jeunes ont toujours été attirés par les forums, les challenges et les messages qui circulent sur les réseaux sociaux. Ces associations précisent également que les adolescents qui participent au « jeu » sont déjà fragiles avant de le commencer. Le fait qu’un jeune soit attiré par le challenge est un indicateur de mal-être. Pour plusieurs psychologues, le Blue Whale Challenge serait plus un indicateur de fragilité et de malaise chez les jeunes plutôt que d’un phénomène de mode.

Les écoles sensibilisent

Dans les écoles françaises, l’information circule et les directions se mobilisent pour empêcher le challenge de tenter leurs élèves. Dans une lettre envoyée aux parents d’élèves d’une école de la région parisienne, la directrice explique les faits et invite les parents à « échanger avec votre enfant sur l’usage qu’il peut faire des réseaux sociaux ». Des élèves de l’école ont déjà bénéficié d’une intervention de prévention et de sensibilisation sur les usages d’Internet. « Tout changement de comportement, renfermement sur soi ou scarification doit vous alerter », indique la lettre envoyé ce 24 mars dernier.

La résistance des réseaux sociaux

Même si pour l’instant, aucun suicide lié à ce challenge n’a été signalé en France ou en Belgique, les réseaux sociaux ont été averti et collaborent avec les associations pour ralentir le phénomène au maximum. Le réseau Vkontakte a bloqué toutes les communautés concernées par le challenge. Cela n’empêchent pourtant pas quelques « parrains » à « être là » pour ceux qui « ont suffisamment de couilles pour jouer », comme ils l’expliquent. Instagram, de son côté, a généré un message automatique qui s’affiche lorsque l’on tape certains mots-clés, comme « f57 ». Il comporte un lien qui redirige la personne vers une association anglophone d’aide aux personnes suicidaires. Facebook dispose d’un système de prévention du suicide amélioré récemment. Il s’active si des contenus suspects sont signalés par les amis de l’auteur du post.

Ce challenge inquiète car il parvient à attirer des jeunes fragiles qui n’auront certainement pas les idées assez claires que pour pouvoir s’arrêter avant le 50e et terrible défi du challenge. Les associations de prévention conseillent aux parents d’observer leurs enfants, au cas où un signe pourrait les alerter.

 

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Source: lalibre.be

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Sabrina Lallemand
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  • mehdi mountather
    8 janvier 2018, 13 h 19 min

    Pour éviter la mort des jeunes algériens et les jeunes du monde entier et pour mettre fin a ces djinns de Daech la baleine bleue d’écrire ce verset ALLAH dit ( On lancera alors contre vous des jets de feu et d’airain fondu. Et de ce combat vous ne sortirez pas victorieux ! ) Verset 35 Sourate Ar-Rahman 70 fois sur leurs téléphones mobile ordinateurs et leurs page Facebook écrire en arabe ceux qui ne savent pas la langue arabe avec leurs langues.

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