Benghabrit: « la formation de qualité », un défi majeur pour le secteur de l’éducation

Benghabrit: « la formation de qualité », un défi majeur pour le secteur de l’éducation

LONDRES – « La formation de qualité » constitue un défi majeur pour le secteur de l’éducation, a affirmé lundi à Londres la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit.

Dans une déclaration à l’APS en marge du Forum mondial de l’éducation (EWF) de Londres auquel elle prend part, la ministre a souligné que « l’échange des expériences permet d’asseoir une formation de qualité qui est aujourd’hui un défi majeur que son département vise à relever ».

Elle a souligné que la coopération entre l’Algérie et le Royaume-Uni en matière de formation dans l’éducation est « très importante » et permet de contribuer à l’amélioration recherchée des compétences professionnelles, notamment celles de l’enseignant débutant.

Les actions menées dans le cadre de cette coopération, dont celle avec British Council, sont « basées sur la demande, des démarches et contextes locaux, définis par la partie algérienne. Le partenaire britannique propose les meilleures actions à suivre », a expliqué la ministre.

Par ailleurs, elle a relevé que l’EWF de Londres constitue un « véritable espace et laboratoire d’idées innovatrices ».

A noter, des ministres de l’éducation d’une centaine de pays, des experts et de hauts cadres professionnels du secteur prennent part à la 15ème édition de EWF pour échanger leurs expériences et débattre des différents défis auxquels fait face la formation, l’enseignement et l’apprentissage.

 

 

Mme Benghabrit qui prend part pour la deuxième fois au forum après sa participation à l’édition 2016, a précisé que sa présence lui permettra de « se situer » par rapport à ce qui se fait ailleurs.

« Il ne peut y avoir de progrès, de réforme ni d’avancement sans l’évaluation des compétences nationales par rapport aux avancées internationales », a-t-elle dit.

La ministre a précisé, à cet égard, que l’Algérie sait qu’aujourd’hui, elle est placée parmi les avant-derniers dans le programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), ajoutant que ça permet de « remettre de l’ordre » dans le domaine de la compréhension de l’écrit, de la culture scientifique et mathématique dans le système scolaire algérien.

« Nos élèves sont bien situés dans la restitution des matières enseignées, mais quand il s’agit d’aller vers la compréhension des écrits, ils ont de très grosses difficultés », a-t-elle souligné.

Cette situation a poussé le département de l’éducation à définir une priorité pour l’année scolaire 2017-2018, a précisé Mme Benghabrit.

Un programme de formation sur la compréhension de l’écrit sera lancé fin janvier à partir de Ghardaia, a révélé la ministre.

Elle s’est, d’autre part, montrée optimiste quant aux résultats des réformes de son secteur, pour peu qu’un climat scolaire et social « apaisé » permette aux enseignants de se concentrer sur l’effort d’améliorer leur performance pour donner le meilleur que les élèves méritent.

En marge du Forum, Mme Benghabrit s’est entretenue avec le ministre d’Etat britannique chargé de l’Afrique du nord et du Moyen Orient, Alistair Burt.

Les deux parties ont exprimé leur satisfaction du niveau de la coopération entre Alger et Londres.

La ministre a souligné que cette coopération ne s’est pas limitée à l’amélioration de l’apprentissage de la langue anglaise, mais s’est étendue au développement des compétences professionnelles des nouveaux enseignants et du leadership et de l’audit des établissements.

« La coopération avec les Britanniques s’est élargie à des questions pédagogiques et didactiques, et nous allons vers un troisième chantier de notre coopération dans le secteur de l’éducation qui est la déperdition scolaire », a-t-elle souligné à l’APS à l’issue de son entretien avec M. Burt.

Avant le début du forum, la ministre avait pris part à une présentation consacrée à la déperdition scolaire, la conception et l’organisation d’un programme scolaire et l’apprentissage, dans la région Myen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

Lors du débat, Mme Benghabrit a soulevé la problématique de la partie qui devrait prendre la responsabilité de la conception du programme scolaire d’avenir, soulignant qu’en Algérie, le partenaire social a été partie prenante de la réforme du système éducatif au même titre que les experts.

APS

Amel IDIR
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