Azerbaïdjan: la Première dame nommée vice-présidente par son mari

Azerbaïdjan: la Première dame nommée vice-présidente par son mari
AFP/Archives / KIRILL KUDRYAVTSEV Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev (g) et sa femme Mehriban Alieva, le 19 juin 2016 à Bakou

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a nommé mardi sa femme Mehriban Alieva au poste de vice-présidente, renforçant la main-mise de sa famille sur ce petit pays du Caucase du sud riche en hydrocarbures.

« Mehriban Arif Gyzy Alieva est nommée Première vice-présidente de la République d’Azerbaïdjan », a annoncé son mari, selon un décret publié sur le site de la présidence.

Âgée de 52 ans, Mehriban Alieva est députée depuis 2005 du parti au pouvoir Yeni Azerbaïdjan et dirige l’influente Fondation Heydar Aliev, qui porte le nom de son beau-père et ancien président du pays.

Omniprésente à la télévision et très populaire sur les réseaux sociaux, Mehriban s’est mariée en 1983 à l’âge de 19 ans avec Ilham Aliev, avec qui elle a eu deux filles et un fils.

Issue de la puissante famille Pashayev, à la tête d’un vaste empire financier, Mehriban Alieva est parfois vue comme un recours possible pour un jour succéder à son propre mari.

Ophtalmologue de formation, elle a été nommée en 2004 ambassadrice de bonne volonté auprès de l’Unesco, l’organe culturel des Nations unies.

« Elle est sans aucun doute la personne la plus célèbre de ce clan, remplissant de nombreux rôles et assumant de nombreux titres », affirmait un câble diplomatique de l’ambassade des Etats-Unis à Bakou, publié en 2010 par WikiLeaks.

Son mari Ilham Aliev, 55 ans, a pris la tête du pays en 2003 à la suite de son père Heydar Aliev, ancien chef du KGB local et membre du Politburo soviétique.

Dirigé d’une main de fer par Ilham Aliev, l’Azerbaïdjan est l’un des pays les plus laïcs du monde musulman mais les autorités sont de plus en plus inquiètes face à la montée de l’islam radical.

Régulièrement accusé par les ONG d’utiliser le spectre de l’extrémisme religieux pour persécuter des opposants politiques, Ilham Aliev considère ces critiques comme une campagne de diffamation contre l’Azerbaïdjan.

 

AFP

Sabrina Lallemand
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