Attentats en Catalogne: un suspect en fuite, un imam disparu et des jihadistes à identifier

Attentats en Catalogne: un suspect en fuite, un imam disparu et des jihadistes à identifier
©AFP

Les autorités espéraient lundi pouvoir fournir l’identité de tous les membres de la cellule jihadiste responsable du double attentat qui a fait 14 morts en Espagne, alors qu’un suspect est toujours en fuite et qu’un imam au passé trouble a disparu.

Cette cellule d’une douzaine de personnes a été neutralisée, mais un des suspects, Younès Abouyaaquoub, un Marocain de 22 ans, est toujours recherché, sans que la police sache s’il se trouve encore en Espagne.

Un imam marocain, Abdelbaki Es Satty, âgé d’une quarantaine d’années, est soupçonné d’avoir radicalisé les jeunes qui auraient rejoint le groupe jihadiste ayant commis les attentats de Barcelone et Cambrils jeudi et vendredi, en Catalogne (nord-est).

Les autorités espéraient lundi pouvoir fournir l’identité de tous les membres de la cellule jihadiste responsable du double attentat qui a fait 14 morts en Espagne, alors qu’un suspect est toujours en fuite et qu’un imam au passé trouble a disparu.

Cette cellule d’une douzaine de personnes a été neutralisée, mais un des suspects, Younès Abouyaaquoub, un Marocain de 22 ans, est toujours recherché, sans que la police sache s’il se trouve encore en Espagne.

AFP / JOSE JORDANLa maison d’Alcanar soufflée mercredi par une explosion fortuite, où les jihadistes responsables des attentats de jeudi en Espagne préparaient des explosifs, le 20 août 2017 A Alcanar, au sud-ouest de Barcelone, une maison occupée par les jihadistes responsables des attentats du 17 août à Barcelone, a été soufflée mercredi par une explosion fortuite, photographiée le 20 août 2017 

Un imam marocain, Abdelbaki Es Satty, âgé d’une quarantaine d’années, est soupçonné d’avoir radicalisé les jeunes qui auraient rejoint le groupe jihadiste ayant commis les attentats de Barcelone et Cambrils jeudi et vendredi, en Catalogne (nord-est).

La presse espagnole s’interroge sur son séjour en 2016 en Belgique, dans la commune de Machelen, dans la grande banlieue de Bruxelles. Selon des sources citées lundi par le quotidien El Pais, il s’est rendu au cours des deux dernières années en Belgique, mais aussi au Maroc et en France, et il aurait peut-être été en contact avec un dirigeant du groupe Etat islamique (EI).

Par le passé, Abdelbaki Es Satty avait déjà été incarcéré pour des délits mineurs, ont indiqué des médias espagnols.

Un imam marocain, Abdelbaki Es Satty, âgé d’une quarantaine d’années, est soupçonné d’avoir radicalisé les jeunes qui auraient rejoint le groupe jihadiste ayant commis les attentats de Barcelone et Cambrils jeudi et vendredi, en Catalogne (nord-est).

Mais depuis mardi il a disparu. La police a évoqué la possibilité qu’il ait péri dans l’explosion mercredi soir dans une maison à Alcanar, en Catalogne, où la cellule à l’origine de la double attaque préparait « un ou plusieurs attentats.

La presse espagnole s’interroge sur son séjour en 2016 en Belgique, dans la commune de Machelen, dans la grande banlieue de Bruxelles. Selon des sources citées lundi par le quotidien El Pais, il s’est rendu au cours des deux dernières années en Belgique, mais aussi au Maroc et en France, et il aurait peut-être été en contact avec un dirigeant du groupe Etat islamique (EI).

Par le passé, Abdelbaki Es Satty avait déjà été incarcéré pour des délits mineurs, ont indiqué des médias espagnols.

AFP / JAVIER SORIANOHommage aux victimes des attentats en Catalogne, le 20 août 2017 à Barcelone

Selon El Pais et El Mundo, citant des sources de la lutte antiterroriste, il a fréquenté en prison, dont il est sorti en janvier 2012, des détenus ayant eu un lien avec les attentats islamistes de mars 2004 qui avaient causé la mort de 191 personnes dans des trains de banlieue à Madrid.

– Substances explosives –

Dimanche, près de 2.000 personnes ont rendu hommage aux victimes des attentats lors d’une messe organisée dans l’emblématique basilique de la Sagrada Familia à Barcelone.

Selon El Pais et El Mundo, citant des sources de la lutte antiterroriste, il a fréquenté en prison, dont il est sorti en janvier 2012, des détenus ayant eu un lien avec les attentats islamistes de mars 2004 qui avaient causé la mort de 191 personnes dans des trains de banlieue à Madrid.

– Substances explosives –

MOSSOS D’ESQUADRA/AFP / –Un photomontage fait le 18 août 2017 de photos de suspects de l’attentat de Barcelone distribuées par la police catalane 

Dimanche, près de 2.000 personnes ont rendu hommage aux victimes des attentats lors d’une messe organisée dans l’emblématique basilique de la Sagrada Familia à Barcelone.

Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, était assis, protocole oblige, à côté du président de la Catalogne Carles Puigdemont avec lequel les différends se multiplient autour de ses projets indépendantistes.

Douze des 14 personnes tuées dans les attentats ont été formellement identifiées. Parmi elles, un petit garçon de sept ans australo-britannique dont la famille avait diffusé un avis de recherche déchirant, et un autre enfant, espagnol, de trois ans.

Dimanche après-midi dix personnes étaient encore entre la vie et la mort.

AFP / JAVIER SORIANODes personnes assistent à la messe à la mémoire des victimes des attentats en Catalogne dans la basilique de la Sagrada Familia à Barcelone, le 20 août 2017

Le bilan aurait pu être encore plus lourd. Le chef de la police catalane, Josep Lluis Trapero, a révélé que les auteurs des attaques s’apprêtaient à commettre « un ou plusieurs attentats » de « manière imminente », quand un raté a entraîné la déflagration qui a détruit la maison où ils préparaient les attaques.

Dans cette maison d’Alcanar (à 200 km au sud-ouest de Barcelone), qu’ils occupaient depuis environ six mois, les jihadistes avaient entreposé au moins 120 bonbonnes de gaz, a-t-il révélé, expliquant que la police avait fait cette découverte en inspectant les décombres.

Martine Groby, une retraitée française de 61 ans voisine de la villa, a raconté à l’AFP avoir vu depuis avril quatre hommes « qui parlaient tous français », aller et venir en déchargeant avec méfiance des marchandises.

Le bilan aurait pu être encore plus lourd. Le chef de la police catalane, Josep Lluis Trapero, a révélé que les auteurs des attaques s’apprêtaient à commettre « un ou plusieurs attentats » de « manière imminente », quand un raté a entraîné la déflagration qui a détruit la maison où ils préparaient les attaques.

Dans cette maison d’Alcanar (à 200 km au sud-ouest de Barcelone), qu’ils occupaient depuis environ six mois, les jihadistes avaient entreposé au moins 120 bonbonnes de gaz, a-t-il révélé, expliquant que la police avait fait cette découverte en inspectant les décombres.

AFP / Josep LAGOLes joueurs du Barça et du Betis ont observé une minute de silence au Camp nou avant la rencontre, le 20 août 2017 à Barcelone

Martine Groby, une retraitée française de 61 ans voisine de la villa, a raconté à l’AFP avoir vu depuis avril quatre hommes « qui parlaient tous français », aller et venir en déchargeant avec méfiance des marchandises.

L’inspection de leur repaire a permis de découvrir des substances explosives, y compris des traces de TATP, explosif prisé des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui a revendiqué les attentats, car il se fabrique avec des ingrédients en vente libre.

Moins de 24 heures après la déflagration qui s’est produite mercredi soir, la cellule a perpétré le double attentat au véhicule-bélier à Barcelone et à Cambrils.

AFP / Cecilia SANCHEZCarte de Catalogne localisant les sites des attaques au véhicule-bélier et éléments de l’enquête en cours

– Hommage au Camp Nou –

Dans la soirée, les Barcelonais ont vécu un autre moment de communion, très spécial, dans leur cher Camp Nou, où le Barça a remporté un succès poignant face au Betis Séville (2-0) pour la reprise du Championnat de football d’Espagne.

Les joueurs arboraient un brassard noir et leurs noms sur les maillots avaient disparu pour laisser place à un sombre « Barcelone ».

Maarten Demunster, un spectateur belge de 44 ans a refusé d’annuler son billet contrairement à ce que d’autres avaient fait.

« J’ai eu peur. Forcément. (…) mais ne pas venir, c’est exactement ce qu’ils veulent », a-t-il confié à l’AFP.

Lundi dans la soirée, une manifestation de la communauté musulmane contre le terrorisme est prévue à Barcelone.

 

AFP

1 comment
Sabrina Lallemand
ADMINISTRATOR
PROFILE

Voir aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse électronique ne sera pas publiée. Les champs Exigés sont marqués avec *

Cancel reply

1 Comment

  • mehdi mountather
    21 août 2017, 14 h 29 min

    Terrorisme en Espagne en Algérie et dans le monde 100% satanique ceux qui disent que ces terroristes de Daech Gia Qaeda Boko Haram des musulmans des hypocrites le 11.9.2001 complot d’israél et Usa pour tuer le maximum des musulmans en Irak en Afghanistan en Syrie donc normal après l’éclipse solaire du 21.8.2017 ALLAH venge les martyrs musulmans par des catastrophes apocalyptique en Usa l’heure des comptes si la fin du monde Août 2017 aux êtres humains de se convertir a l’islam pour éviter l’enfer.

    REPLY