Cancer du pancréas : 2 médicaments plutôt qu’un seul

Cancer du pancréas : 2 médicaments plutôt qu’un seul
Coupe transversale d'un pancréas avec lésions cancéreuses © Inserm, JJ Duron

Par Sylvie Riou-Milliot

Notre envoyée spéciale au congrès mondial sur le cancer de Chicago (ASCO) relaie l’espoir apporté par l’essai européen le plus important jamais mené pour le cancer du pancréas, l’un des plus meurtriers.

Bonne nouvelle pour l’un des cancers les plus meurtriers, celui du pancréas qui touche chaque année plus de 330.000 nouvelles personnes dans le monde dont 9.000 en France (autant d’hommes que de femmes). Présenté le 3 juin à Chicago (Etats-Unis) à l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), un essai européen – l’un des plus important jamais réalisé pour ce type de tumeur – apporte en effet un peu d’espoir.

2 médicaments prolongent la survie des patients à 5 ans

Il vient de montrer que pour lutter contre la tumeur, deux médicaments valent mieux qu’un. Ainsi, la combinaison de la capécitabine, par voie orale, et de la gemcitabine, administrée par voie intraveineuse – une association dite GEMCAP – prolonge de manière significative la survie des patients. Et ce, sans toxicité accrue. Baptisé Espac 4, l’essai mené par le Groupe européen d’étude pour le cancer du pancréas (ESPAC) est un essai international qui a été mené auprès de 732 patients dans plusieurs pays d’Europe (Suède, Allemagne, Royaume uni) dont la France.

Dans les 12 semaines qui ont suivi l’ablation chirurgicale du pancréas envahi par la tumeur, les patients ont été tirés au sort pour recevoir soit la gemcitabine seule, le traitement standard recommandé après chirurgie, soit aussi de la capécitabine, le tout pendant ensuite 24 semaines. Résultat : « le taux de survie à 5 ans atteint près de 30% avec GEMCAP, quand il était de 20% avec la gemcitabine seule et inférieur à 10 % il y a encore quelques années, quand seule la chirurgie était proposée », a précisé le Dr John Neoptolemos, principal auteur de l’étude et oncologue à l’Université de Liverpool (Royaume-Uni). Cet encouragement à traiter de manière combinée en toute sécurité ouvre la possibilité d’ajouter d’autres traitements, ce qui pourrait améliorer encore les résultats pour les patients.

 

Sciences & avenir

Sabrina Lallemand
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