Arabie Saoudite : L’affaire de l’effondrement d’une grue à la Mecque bientôt jugée

Arabie Saoudite : L’affaire de l’effondrement d’une grue à la Mecque bientôt jugée

La justice saoudienne va se pencher bientôt sur l’affaire de l’effondrement d’une grue sur un chantier de construction à la Grande mosquée de La Mecque qui avait fait plus de cent morts en septembre 2015, rapporte mercredi la presse de Riyad

L’accident a entraîné des sanctions contre le groupe Binladin et provoqué des difficultés financières pour ce géant de la construction dans le monde.

Les résultats de l’enquête qui a duré huit mois ont été transmis à la Cour criminelle de la Mecque, précisent les quotidiens Arab News et Saudi Gazette. Le procès va commencer « bientôt », écrit Arab News sans préciser les charges et le nombre de suspects.

Mais la Saudi Gazette indique que parmi les suspects figurent des ingénieurs et des responsables de l’administration saoudienne.

Le porte-parole du groupe Binladin n’a pu être joint dans l’immédiat pour commenter ces informations.

La chute de la grue, provoquée par des vents violents, avait fait 108 morts et environ 400 blessés, dont des pèlerins étrangers.

Une commission d’enquête officielle avait conclu que le groupe Binladin était « en partie responsable » de l’accident en relevant que la grue avait été mal placée sur le chantier d’extension de la Grande mosquée.

Après l’accident, les autorités ont exclu le groupe Binladin des marchés publics mais la firme a indiqué en mai que cette sanction a été levée. Entre-temps, le groupe a licencié de dizaines de milliers d’employés.

Peu après l’accident, le pèlerinage à La Mecque avait connu une gigantesque bousculade ayant coûté la vie à au moins 2.297 fidèles, selon des données compilées à partir de bilans fournis par des gouvernements étrangers. Ces derniers avaient, pour certains, trouvé des difficultés à identifier les victimes.

Les autorités saoudiennes en étaient restées à un bilan de 769 morts pour ce drame, le plus meurtrier de l’histoire du hajj.

Le prince héritier Mohammed ben Nayef, ministre de l’Intérieur, qui préside la commission du hajj, avait ordonné une enquête sur la bousculade de l’an dernier dont les résultats n’ont jamais été rendus publics.

Avec AFP

Mohamed Benhemla
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