Ali Haddad : « A part l’industrie militaire, tout est privatisable »

Ali Haddad : « A part l’industrie militaire, tout est privatisable »

Le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) et néanmoins patron du groupe ETRHB, Ali Haddad, souhaite que les portes des entreprises publiques dans tous les secteurs soient ouvertes aux opérateurs privés pour y investir mais surtout  en devenir propriétaires.

Dans son allocution prononcée  aujourd’hui à l’ouverture de la 4ème édition de l’Université d’été du FCE qui se tient du 05 au 07 octobre 2018, à El Oued, Ali Haddad ne s’est pas encombré de formules pour aller droit à son but :

«A l’exception des industries militaires, les autres secteurs doivent être ouverts, sans à priori, à l’investissement privé». Autrement dit, lui et ses collègues du FCE ne perdent pas espoir  de pouvoir mettre la main sur les fleurons de l’industrie nationale dont les actifs font saliver d’envie. Haddad pense que ces transferts de propriété ou prise de participations dans un premier temps constituent un «gage d’amélioration incontestable du climat de l’investissement et un impératif pour renforcer l’attractivité économique de l’Algérie».

L’Algérie doit d’après lui, donner à l’adresse des opérateurs économiques nationaux et étrangers des «signaux forts d’ouverture de son économie». Il prétend ainsi que l’investissement public nécessite la «diversification des sources de financement à travers le renforcement du Partenariat Public Privé».

Faut-il rappeler que cette formule adoptée lors de la dernière tripartite a été par la suite décrétée nulle et non avenue par le président de la république qui y a vu, à juste titre d’ailleurs, une manière de mettre en coupes réglées le patrimoine public. Ali Haddad qui a tenté sans succès pour l’instant de racheter l’entreprise algéro-espagnole Fertial via ce mécanisme, revient ainsi à la charge en remettant au goût du jour ce fameux et fumeux partenariat Public-privé.

Il en a  d’ailleurs fait un plaidoyer dan son allocution en estimant que  l’introduction «intelligente et bien étudiée» du dispositif du Partenariat Public Privé est de nature à «apporter plus d’efficacité» dans la gestion et la conduite des projets de réalisation des infrastructures et des équipements de services publics.

Le patron du FCE pense également qu’en termes de partenariat sociétaire, le processus de «modernisation» des entreprises publiques devra se poursuivre en les encourageant à aller vers des partenariats pour gagner en «efficacité managériale et acquérir le savoir-faire technologique».

Pour ce faire, Ali Haddad affirme que cette perspective requière des «réformes audacieuses et une ouverture plus affirmée de son économie» (de l’Algérie ndlr). Il s’est appuyé sur la déclaration du Président de la République à l’occasion de la dernière réunion du Conseil des Ministres dans laquelle il a ordonné l’approfondissement» des réformes. «Nous devons approfondir les réformes déjà engagées dans tous les secteurs. Ces réformes garantiront une justice sociale toujours intense mais aussi plus transparente, plus efficace et plus équitable. Elles devront garantir aussi un service public davantage allégé des lourdeurs bureaucratique».

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