Abed Abdelhak, ex-arbitre fédéral : « la relève existe, mais a besoin d’une bonne prise en charge »

Abed Abdelhak, ex-arbitre fédéral : « la relève existe, mais a besoin d’une bonne prise en charge »

L’un des sujets qui reviennent souvent en parlant du football algérien, est celui lié à la situation des arbitres. Dans cette interview, l’ex-arbitre fédéral, Abed Abdelhak,  revient sur certains points concernant l’homme en noir, proposant, au passage, quelques solutions.

Abed est actuellement directeur d’une école des jeunes arbitres à Mostaganem et consultant dans le domaine d’arbitrage à la Chaîne télévisée KBC, en plus de sa fonction comme chef d’unité à l’OPGI de Mostaganem.

La commission fédérale d’arbitrage a sanctionné plusieurs arbitres depuis le début de la saison en cours. Pensez-vous que c’est la meilleure solution ?

La sanction fait partie de la loi, et personne ne peut en dire le contraire. Cela permettra à l’arbitre sanctionné de faire preuve de plus de concentration, une fois avoir repris ses fonctions, pour ne pas commettre les mêmes erreurs. Seulement, on doit veiller à l’application stricte de la loi, pour que la sanction soit conforme à la gravite des erreurs. 

Comment jugez-vous les prestations des arbitres depuis le début de cette saison ?

Par rapport aux saisons précédentes, je peux dire qu’on ressent une certaine amélioration. Il y a ceux qui sont bons, ceux qui sont moyens alors que d’autres, et ils ne sont pas nombreux heureusement, sont médiocres. Personnellement, les meilleurs arbitres que j’ai pus voir depuis le début de cette saison sont Boukhalfa, Achouri, Benbraham ainsi que Boukouassa. Des arbitres qui étaient irréprochables depuis l’entame de cet exercice, au moment où d’autres ont commis des fautes graves, qui ont influencé directement sur les résultats des rencontres.

Qu’est ce qui fait que l’arbitrage algérien soit autant contesté, alors que dans les rendez-vous internationaux, ces mêmes arbitres sont auteurs de très bonnes prestations ?

La différence quand on arbitre un match dans une compétition nationale et une autre internationale, réside en le fait que l’environnement change. Quand ils évoluent à l’étranger, les arbitres sont mis dans les meilleures conditions possibles, leur permettant de faire leur travail comme il se doit.  Or, chez nous, ces mêmes arbitres se trouvent confrontés à plusieurs facteurs qui se répercutent négativement sur leurs prestations, à commencer par la pression.

Comment expliquez-vous le fait qu’on laisse les anciens arbitres internationaux à l’écart, pour faire appel, ensuite, à des «intrus» pour gérer la corporation ?  

Partout dans le monde, on doit toujours faire appel aux anciens pour contribuer, de par leurs expériences, au développement de toutes les activités. Pour revenir à votre question, la mise à l’écart des meilleurs anciens arbitres est inexplicable. Pour le bien de la corporation, on doit faire appel à toutes les compétences qui apportent un plus aux arbitres. Cependant, force est de constater que chaque patron à une philosophie dans sa gestion, mais il sera appelé, au bout du compte, à assumer les résultats qui suivront, qu’ils soient bons ou mauvais.

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Pensez-vous qu’on est entrain, réellement, de préparer une bonne relève dans le secteur de l’arbitrage en Algérie ?

La relève existe, et le problème ne réside pas vraiment là. Il faudra que cette relève soit bien prise en charge pour être à la hauteur. Et là, c’est un tout autre débat, très long. 

Plusieurs arbitres décrient les critères mis en place pour l’élaboration de la liste des referees internationaux. Qu’en pensez-vous ?

C’est un point important, d’autant qu’il a un lien direct avec l’image de l’Algérie sur la scène internationale. Les critères pour élaborer la liste des arbitres internationaux doivent être renouvelés avec de nouveaux chapitres. A titre d’exemple, en prenant en compte le nombre des matchs arbitrés en Ligue 1, qui reste un volet des plus importants. Des spécialistes dans le domaine doivent arrêter un nombre de rencontres que doit arbitrer celui qui postule à ce grade. Aussi, il faudra réduire l’âge requis pour postuler à ce grade, et le mettre à 35 ans, qui reste, pour moi, l’âge idéal.

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Mohamed Benhemla
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  • belbah
    21 janvier 2017, 19 h 13 min

    هذا الشخص لم يكن يوما نزيها في حياته إنه من معسكر ليس له علاقة بمستغانم كان يعمل عون أمن و طرد من التحكيم بسبب الرشوة و اليوم يتكلم عن النزاهة ؛ من أين دخلتك النزاهة يا معسكري

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