Forum de Paris sur la paix : Plaidoyer sur la thématique de la paix et de la sécurité

Forum de Paris sur la paix : Plaidoyer sur la thématique de la paix et de la sécurité

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a été reçu, hier au palais de l’Élysée, aux côtés de 72 chefs d’État et de gouvernement qui participent, à Paris, à la cérémonie de commémoration du centenaire de la signature de l’armistice, qui avait marqué, le 11 novembre 1918, la fin de la Première Guerre mondiale. Il a été accueilli, à son arrivée au palais, par le président Emmanuel Macron et son épouse.  M. Ouyahia a participé à la cérémonie de commémoration en tant que représentant du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui l’a désigné pour le représenter, en réponse à l’invitation du président Macron.  Auparavant, le Premier ministre a pris part, samedi soir, à un dîner offert par le président français en l’honneur des chefs d’État et de gouvernement présents. Les activités de cette commémoration comprennent également un Forum sur la Paix, au titre duquel M. Ouyahia devait présenter un plaidoyer sur la thématique de la paix et de la sécurité.  La Première Guerre mondiale a coûté des dizaines de milliers de morts au peuple algérien, a rappelé le Premier ministre. M. Ouyahia a rappelé que «la Première Guerre mondiale a coûté au peuple algérien, alors colonisé, des dizaines de milliers de morts». «Je m’incline ici à leur mémoire, ainsi qu’à la mémoire de toutes les victimes de ce conflit», a-t-il ajouté. Tout en saluant l’initiative de la France d’avoir convié ce Forum sur la paix, M. Ouyahia a souligné qu’«il n’est de moment plus propice que ce jour commémoratif pour réfléchir encore ensemble aux voies et moyens de prévenir les guerres et les conflits». M. Ouyahia a, par ailleurs, rappelé «le combat glorieux du peuple algérien qui a subi les horreurs de la guerre, pour recouvrer son indépendance, au prix d’un million et demi de martyrs, de millions de victimes et de déplacés, et de lourdes destructions». Dans le même sillage, il a également rappelé la lutte du peuple algérien contre le terrorisme, avec comme conséquence des dizaines de milliers de victimes et des milliards de dollars de pertes. «Elle a surmonté cette tragédie nationale, grâce aux sacrifices de son peuple, mais aussi grâce à la politique lucide de paix et de réconciliation nationale promue par le Président Abdelaziz Bouteflika et consacrée par la Nation souveraine», a-t-il ajouté. M. Ouyahia a abordé la contribution de l’Algérie, à travers ses médiations sollicitées, au dénouement de conflits et de crises, au Liban au Moyen-Orient, dans la corne de l’Afrique entre l’Érythrée et l’Éthiopie, ainsi qu’au Sahel, et notamment au Mali.
Le Premier ministre a également plaidé pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le règlement pacifique des différends et des conflits, le respect de la souveraineté des États et de leur intégrité territoriale, ainsi que la non-ingérence dans leurs affaires intérieures. M. Ouyahia a mis en exergue le rôle central de l’Organisation des Nations unies dans la promotion et la préservation de la paix et de la sécurité, en soulignant que cela exige le respect des principes fondamentaux de la Charte de l’organisation, notamment le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le règlement pacifique des différends et des conflits, le respect de la souveraineté des États et de leur intégrité territoriale, ainsi que la non-ingérence dans leurs affaires intérieures. «Ces principes méritent d’être rappelés, car ils demeurent bafoués dans de nombreuses situations, et il leur a même été opposé des concepts nouveaux du devoir d’ingérence», et «du devoir de protéger, des approches nouvelles qui ont eu des conséquences désastreuses dans plusieurs régions du monde», a-t-il indiqué. Le Premier ministre a également insisté sur l’importance «du soutien que les États doivent apporter, sans calculs nationaux, aux différents émissaires onusiens nommés pour le règlement des conflits». M. Ouyahia a indiqué, par ailleurs, que «le monde a besoin d’une coopération internationale plus active contre le terrorisme et le crime transnational organisé, en mettant un accent particulier sur la mise en œuvre effective des décisions nées de cette coopération». Il a souligné, d’autre part, la nécessité pour la communauté internationale de «faire barrage aux divisions et aux extrémismes qui pointent ici et là en indiquant que l’islam, religion de paix et de concorde, ne doit pas être outragée au motif des crimes de terroristes qui sont en fait des ennemis de l’islam». Dans ce cadre, M. Ouyahia a rappelé le plaidoyer de l’Algérie pour le dialogue des civilisations et pour l’affirmation de la culture du vivre ensemble dans la paix, que l’Algérie s’honore d’avoir porté devant l’Assemblée générale des Nations unies. Enfin, il a indiqué que l’aide au développement et la lutte contre la pauvreté «exigent plus d’actes concrets de la part de la communauté internationale, étant entendu que c’est par le développement que les racines du désespoir, du terrorisme et de la migration peuvent être extirpées», ajoutant que «c’est d’ailleurs là une vision et une démarche qui mobilise l’Union africaine en direction du reste du monde».  Le Premier ministre a pris part à ce Forum en sa qualité de représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, aux cérémonies commémoratives du centenaire de la Première Guerre mondiale.
Plus d’une centaine d’actions, des solutions pour demain, devront être examinées, au cours des travaux du forum qui sera clôturé demain. Dans un contexte de tensions internationales, le forum, qui accueille une soixantaine de chefs d’État et de gouvernement, veut «redonner corps» au multilatéralisme et à l’action collective, avec la contribution des acteurs politiques et de ceux qui sont engagés dans la recherche et la mise en œuvre de solutions aux défis globaux de l’humanité entière, dont les conflits armés, le réchauffement climatique et la déstabilisation de l’Internet. Le Forum de Paris sur la paix «place en son cœur les solutions innovantes qui répondent aux défis d’aujourd’hui en matière de gouvernance et autour desquelles toutes les séquences sont organisées», a-t-on précisé. «Cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, le Forum de Paris sur la paix rappelle qu’il y a une urgence à agir, qui exige action concrète, liberté de ton et dialogue ouvert entre tous les acteurs», a-t-on ajouté. Au total, 850 initiatives concrètes ont été auditées par un Comité de sélection, qui n’en a retenu que 120 pour les présenter au forum, pour lequel le secrétaire général de l’Onu, la directrice du FMI, le directeur de l’OMC, le président de la Banque mondiale sont présents.

 

Le Premier ministre fait don d’un ouvrage sur l’émir Abdelkader, au nom du Président de la République

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a fait don de l’ouvrage, l’Émir Abdelkader : l’épopée de la sagesse, à la bibliothèque du Forum de Paris sur la paix. Il a indiqué que c’est le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui l’a chargé d’offrir cet ouvrage, en trois langues (arabe, anglais et français), en témoignage des sacrifices de l’Algérie pour la paix et la sécurité dans le monde. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel. La préface de l’ouvrage (paru en 2017) est signée par le Président Bouteflika, rappelle-t-on.  Le Beau-Livre, se composant de cinq chapitres, raconte la vie et le parcours du fondateur de l’État algérien moderne. Il évoque l’émir, le stratège et l’homme d’État, le mystique, l’humaniste et l’intellectuel. Il a été coécrit par 11 personnalités, spécialistes dans le domaine de l’histoire, de la littérature et des religions, connus pour leurs écrits sur la pensée, l’humanisme et la culture de l’émir.

elmoudjahid

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