Ressources halieutiques en Algérie : Un secteur en mal d’existence

Ressources halieutiques en Algérie : Un secteur en mal d’existence

Le constat amer à faire, concernant les ressources halieutiques en Algérie, c’est qu’elles sont, dans différentes régions, en voie d’extinction.

Un constat qui se fait en fonction des différents chiffres communiqués, officiellement et officieusement, indiquant que le taux de production de poisson chute d’année en année.

Des baisses jugées inquiétantes par les spécialistes, étant donné qu’il s’agit d’un des éléments déclencheurs de l’inflation que connaissent les marchés locaux, avec des prix excessifs, loin d’être à la portée de la classe moyenne.

Certes, il y a les phénomènes naturels, tel que le réchauffement climatique, mais il ne faut pas négliger d’autres facteurs, humains, telle que la pêche à outrance, qui a influé sur le recul du potentiel halieutique.

La pêche à la dynamite et les filets à fines mailles, utilisés par les sardiniers et les chalutiers, sont aussi à l’origine de cette catastrophe qui n’est imputable qu’à l’homme.

La sonnette d’alarme est tirée par différents responsables, locaux et nationaux, qui appellent à des efforts pour endiguer cette situation qui risque de nous mener à la disparition de tout le patrimoine.

Après la faune maritime, c’est le citoyen au faible revenu qui est le plus atteint par cette fâcheuse flambée des prix. Les spécialistes concernés et les autorités locales doivent engager un programme spécifique pour la préservation de la faune maritime et sa biodiversité avec, notamment, la mise en place de mécanismes juridiques, ainsi qu’une présence permanente d’effectifs de surveillance des côtes.

En outre, les conditions de travail des propriétaires de bateaux de pêche et des marins pêcheurs, qui exercent légalement, laissent à désirer, notamment avec ces imperfections en matière de prise en charge médicale et la sécurité sociale.

Les travailleurs de ce secteur, faut-il le signaler, ne font l’objet que d’une inscription auprès des services des gardes-côtes de la façade maritime, par mesure sécuritaire seulement, n’ayant aucun lien ave un quelconque droit relatif à la législation du travail.

A l’instar de la « déconsidération sociale », ces travailleurs œuvrent dans les pires conditions, avec, entre autres, ces risques à chaque levage d’ancre. Outre les conditions météorologiques, la plupart des embarcations est dans état funeste.

Avec des travailleurs qui encaissent de manière journalière, il faut dire qu’en cas de mauvaises conditions météorologiques, les assujettis mettent des semaines et même des mois sans aucune rétribution, ajoutant à cela la rareté du patrimoine halieutique et les zones creuses dites de réparation, avec tout ce que cela engendre.

C’est, selon les spécialistes du secteur, tout un système qui est à revoir si on veut, en Algérie, vraiment une économie diversifiée, en ces temps de vache maigre, après la chute des prix des hydrocarbures.

Mohamed Benhamla

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