10e réunion du comité ministériel conjoint de suivi des pays OPEP et Non-Opep : Alger, un tournant décisif

10e réunion du comité ministériel conjoint de suivi des pays OPEP et Non-Opep : Alger, un tournant décisif
Participants attend the opening session of the 15th International Energy Forum in Algiers on September 27, 2016. Oil prices rose modestly ahead of a meeting of producers from the Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC) cartel and Russia in Algeria on September 28 that could agree to cap supplies. / AFP / Ryad Kramdi

 

Alger abritera, le 23 septembre prochain, la 10e réunion du comité ministériel conjoint de suivi des pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et des pays non membres de l’OPEP (JMMC), pour une nouvelle étape dans le processus de consolidation de l’accord de décembre 2016, conclu à Genève.

Une rencontre décisive censée aborder l’évolution du marché pétrolier et permettre aux acteurs du marché pétrolier de s’entendre sur un mécanisme rénové, à mettre en place avant la fin de l’année en cours, pour surveiller leur production de brut, dès 2019, conformément aux engagements consignés dans la «Déclaration  de coopération» adoptée le 30 décembre 2016, liant les parties  de l’accord.  Faut-il rappeler l’initiative algérienne pour la stabilisation du marché a convaincu les principaux producteurs, notamment la Russie, l’Iran et l’Arabie saoudite, à agir conjointement pour rétablir l’équilibre des cours de l’or noir. En effet, dès février 2015, l’Algérie a engagé des discussions avec les principaux exportateurs de pétrole OPEP et Non-OPEP, pour les amener à adopter une démarche commune avec pour objectif premier d’éliminer l’excédent des stocks mondiaux et restaurer au plus vite l’équilibre du marché. La concertation -marathon qui s’est déroulée  à différents niveaux et durant plus d’une année, avait réussi à rapprocher les points de vue et, à dégager un consensus quant à la nécessité d’une action commune et concertée. Une entreprise qui s’est imposée dans un contexte économique difficile pour la majorité des pays producteurs de pétrole durement éprouvés par la chute des prix du pétrole et le recul de leurs recettes. La réunion informelle des pays de l’OPEP qui s’est tenue le 28 septembre 2016 à Alger, transformée, séance tenante, en une réunion extraordinaire de la Conférence de l’OPEP  avait constitué, en fait, un tournant décisif dans le parcours de l’organisation en adoptant l’Accord historique d’Alger définissant un objectif de production, pour les pays OPEP, compris entre 32,5 et 33 Mb/j, tout en exemptant la Libye et le Nigéria de l’effort de réduction de leur production, considérant les circonstances exceptionnelles  qui affectaient leur industrie pétrolière. La Déclaration de Coopération OPEP et non-OPEP  consacrant les engagements d’Alger, et pour la première fois dans les annales de l’industrie pétrolière internationale, avait conduit 24 pays exportateurs de pétrole  à réduire de manière volontaire leurs productions de 1,164 Mb/j pour l’OPEP et de 558 000 b/j pour les pays non OPEP, à compter du 1er janvier 2017.  L’Accord, conclu pour une durée initiale de six mois, a été prolongé en mai 2017 jusqu’à la fin de l’année 2018. Un pacte qui a enregistré une progression constante en matière de  conformité avec les engagements de baisse de la production. Aussi, la 173e Conférence de l’OPEP, tenue le 30 novembre 2017 à Vienne, en Autriche, constatant les progrès accomplis à ce niveau, avait décidé d’étendre la durée de la Déclaration de coopération sur toute de l’année 2018, avec nécessité d’une conformité totale aux objectifs convenus. Des efforts appelés à être poursuivis et consolidés pour atteindre les objectifs attendus sur le moyen et long terme, a souligné dans ce sens, le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni.

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